C'est
à la fin du mois d'Octobre 2003 que le ministre de l'intérieur et le
ministre des transports de l'époque (Nicolas Sarkozy et Gilles de
Robien)
ont inaugurés le premier radar automatique
avec le traitement automatisé
de l'infraction.
Objectif : réduire la vitesse et donc diminuer les accidents de la
route.
Il ne s'agit pas de piéger l'automobiliste,
mais d'inciter les usagers de la
route à respecter la vitesse, et c'est
pourquoi un panneau signalant un
radar est généralement situé de 300 à 600
mètres du radar fixe, cette distance diminuant avec la vitesse
autorisée.
Enfin, un dépassement de 5km/h pour une vitesse inférieur à 100km/h et
de 5% au dessus est toléré par le
radar.
Ce projet a été une réussite malgré la grogne des associations protègent
les motards et
les automobilistes puisque le nombre d'accidents sur la route à
sensiblement diminuer
depuis la première série d'installation de radars fixes fin 2003. Ainsi,
le gouvernement
vise les 700 radars automatiques et environ 300 radars mobiles répartis
sur le territoire français pour la fin de l'année 2005 (voir
la liste des radars). Plus qu'un moyen de répression, "il s'agit
bien la d'un outil de prévention afin de sensibiliser le conducteur aux
risques liés à la vitesse" a déclaré Gilles de Robien.
Le
Décret N°2004 -1330du 7 décembre 2004 revoit les
sanctions en matière d'excès de vitesse. Voici un
récapitulatif des nouvelles sanctions :
Vitesse limite
Dépassement
Amendes
Minoré forfaitaire majorée
Retrait
> 50 km/h
Inférieur à 20km/h
45 € - 68 € - 180 €
1 point
< ou = 50 km/h
Inférieur à 20km/h
90 € - 135 € - 375 €
1 point
Toutes
Entre 20km/h et 29km/h
90 € - 135 € - 375 €
2 points
Toutes
Entre 30km/h et 39km/h
90 € - 135 € - 375 €
3 points + 3ans
suspension
Toutes
Entre 40km/h et 49km/h
90 € - 135 € - 375 €
4 points + 3ans
suspension
Toutes
Supérieur à 50km/h
1500 €
6 points + 3ans
suspension
+ confiscation du véhicule
+ stage de sécurité