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suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun
s'est meurtri tour à tour,
Eternel et muet ainsi que
la matière.
e
trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à
la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui
déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et
jamais je ne ris.
les
poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter
aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en
d'austères études;
ar
j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font
toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux
aux clartés éternelles !
© Cazaubon
Stéphane. |