La ménopause arrive comme un tournant important dans la vie d'un couple :
changements physiques et émotionnels influent sur la baisse de la sexualité. La
seule prise en compte médical ne suffit pas à venir à bout de ce phénomène. Des
aspects psychologiques ont une incidence directe sur cette baisse de la libido.
Changements physiologiques
La ménopause est le produit d'une baisse de la production des hormones
(progestérones et œstrogènes) pour la femme ce qui entraîne l'arrêt des
menstruations, une sécheresse vaginale, des bouffées de chaleur mais des
rapports réguliers permet de maintenir le vagin en bonne santé.
L'érection qui venait rapidement auparavant mettra quelques minutes à venir mais
une fois présente, elle s'établera pour longtemps. C'est pourquoi, l'attitude de
la partenaire féminine est essentielle pour la montée de l'excitation chez
l'homme. L'inactivité de la femme est rédhibitoire ! La quantité de spermes
éjaculée est moins importante et la force de l'expulsion. De plus, il n'est pas
rare qu'après 60 ans, un homme doit attendre 24 heures pour obtenir une nouvelle
érection.
Mais ceci n'explique pas tout : la peur de faire mal à sa partenaire amène
l'homme à des troubles de l'érection aussi il est important que les mécanismes
qui permettent une bonne excitation soient maintenues ainsi qu'une bonne
communication dans le couple. Si malgré tout, la femme garde une sécheresse
vaginale, des lubrifiants existent à base d'eau non gras
Changements psychologiques
On constate une baisse du désir sexuel chez les femmes de 50%. Nous avons
mentionné les changements physiologiques qui interviennent dans cette chute de
la libido mais d'autres facteurs rentrent également e ligne de compte. Le départ
des enfants, l'arrêt du travail, une baisse conduisent parfois à une dépression,
une humeur irritable. De plus, les maladies, les interventions chirurgicales
amènent très fréquemment à l'arrêt de la sexualité mais on constate aussi
l'effet inverse pour un tiers d'entre les femmes : libérées de beaucoup de
soucis, elles s'adonnent à des plaisirs érotiques
Les problèmes physiologiques n'expliquent pas uniquement la baisse de la
sexualité, la baisse de confiance en soi, de l'estime de soi, le manque
d'activité influent directement sur l'activité sexuelle du couple.
La DHEA : la solution pour améliorer la sexualité des séniors ?
La DHEA est une hormone qui est produite naturellement par le corps entre 18 et
45 ans mais sa productivité diminue après un certain âge. La prise de la DHEA se
traduit par une augmentation des hormones mâles : testostérone. Mais la théorie
est loin de faire des émules dans la réalité. Pourquoi ? Tout simplement parce
que les conséquences de la prise de la DHEA ne donne pas des résultats
linéaires.
La sexualité des séniors : davantage de qualitatif que de quantitatif
Pour s'adapter à ce corps qui change, le couple doit modifier leur pratique
sexuelle : il ne s'agit plus d'avoir 4 ou 5 rapports de suite mais de prendre de
nouvelles dispositions qui leur permettront sereinement d'établir une relation
harmonieuse et satisfaisante.
Dans sa jeunesse, l'homme prenait l'initiative des ébats amoureux mais ce feu
l'anime moins du fait de la baisse des testostérones. Si toutes les conditions
sont réunies, certaines femmes intuitives prendront les devants. Il leur faudra
accepter de déplacer leur sexualité vécue dans la relation et le partage :
développer le langage qui amènera au plaisir physique, en passant par une gamme
d'émotion.
Nous avons beaucoup insisté sur la baisse de la libido féminine. Mais comment
les femmes réagissent l'impuissance masculine ?
Faire face aux troubles de l'érection de leur partenaire amoureux représente une
épreuve pour beaucoup de femmes. Elles réagissent en fonction de leur caractère
mais également en fonction du type de relation qu'elles entretiennent avec leur
conjoint.
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Formée à l'Approche Centrée sur la Personne (Carl ROGERS) pendant mes années à
la faculté, j'ai participé à plusieurs ateliers, séminaires d'approfondissement
aux méthodes thérapeutiques :
-PNL,
-Hypnose Ericksonienne,
-Test Du TAT,
- Psychanalyse,
-Psychogénéalogie,
-Thérapie Familiale du Groupe
-Relation d'Aide
Tout ce parcours m'a permis de réfléchir sur mes propres blessures intérieures,
mes nœuds à dénouer et acquérir une connaissance de l'individu. Ces centaines
d'heures d'écoute et d'accompagnement m'ont amené à faire le même constat que
Carl ROGERS :
« L'individu possède en lui-même des ressources considérables pour se
comprendre, se percevoir différemment, changer ses attitudes fondamentales et
son comportement vis-à-vis de lui-même. Mais seul un climat bien définissable,
fait d'attitudes psychologiques facilitatrices, peut lui permettre d'accéder à
ces ressources »