
J'ai peur d'aller tout au bout du plaisir !
Je l'ai connu en solo vers 11 ans. Un drôle d'appel physique, très localisé !
Puis, tout s'est emmêlé: j'ai associé ce plaisir à un cousin qui, le premier,
m'avait montré son anatomie et cela me déplaisait. Puis, j'ai été gênée par
l'insatisfaction de ma mère et de ses copines qui revendiquaient leur droit au
plaisir. Adulte, mon problème était d'assumer le plaisir avec un homme amoureux
de moi. A cause de ces parasitages familiaux, c'était comme un inceste. Je
vivais les moments forts avec des inconnus: ni affections, ni lendemain. Puis
j'ai rencontré l'incarnation érotique: un étranger. Mais je ne vais jamais au
bout du plaisir avec lui, par peur de tout dévaluer.
De cet exemple: elle découvre les garçons et le plaisir trop tôt, trop seule. De
plus la sexualité exposée de sa mère l'inhibe. Elle paraît s'en sortir avec de "
prince charmant " étranger à sa famille. Et accepter cette alternance des jeux
de l'amour et de l'érotisme qui consistent à être sujet et objet selon les
situations. Les premières sensations érotiques créent une empreinte psychique et
corporelle. Ici, l'ancrage est négatif. Une thérapie l'aiderait à s'affranchir
de cette enfance qui la pollue.
Je n'ai de plaisir que dans mes rêves !
Je ne sais pas me laisser aller. Et pas question de devoir un tel plaisir à un
homme. Car, au fond, je suis persuadée qu'ils voient avec le même regard que ma
mère qui m'a toujours dit que j'étais dégoûtante et vulgaire. Je plaisais aux
hommes, mais j'ai intégré sa répulsion. Je n'assume pas mon corps et ne le
connais pas. Mon mari est lui-même très inhibé. Mais je ne suis pas frigide,
puisque j'ai souvent connu ce plaisir dans mes rêves. Le trouver dans des bras
masculins, je ne me résous pas vraiment à y renoncer. Mais, quand l'envie
sérieuse m'est venue de tromper mon mari, j'ai grossi de vingt kilos. Un moyen
très efficace pour que rien ne se passe.
Dans cet exemple: elle est prisonnière de la jalousie de sa mère. Se perdre de
plaisir avec un homme, ce serait, inconsciemment, risquer de perdre sa mère et
d'elle-même, car son narcissisme, même négatif, dépend du regard maternel. En
faisant sien le discours de sa mère, elle croit être inapte au plaisir. Une
thérapie basée sur des techniques psycho corporelles et l'apprentissage de
l'autoérotisme pourrait l'aider à aimer son corps et apprendre à retirer du
plaisir.
La routine met ma libido au niveau zéro !
Dès ma première relation, j'ai eu un orgasme. Puis, j'ai eu de nombreux
partenaires, sans plaisir ni dégoût, juste pour être dans la norme. J'ai connu
de véritables orgasmes avec mon mari avant de l'épouser. Mais la vie à deux a
fait descendre ma libido à zéro. Pendant plusieurs années, j'ai fait l'amour par
habitude, avant d'arrêter après la naissance de mes enfants. Puis, je lui ai
proposé le libertinage, espérant y retrouver mes sensations perdues. Cela a
marché, et j'ai divorcé. Avec mon amant, c'est idéal: plaisir et fantasmes sans
contraintes... Pour ne pas perdre le goût du désir, je renonce à une vie à deux,
mais je suis en analyse pour essayer d'y voir plus clair. Aujourd'hui érotisme
et quotidien sont inconciliables dans son esprit. Longtemps contrainte par son
besoin de " conformité ", elle a aujourd'hui besoin de se sentir libre pour
désirer. Avec son amant, elle apprend à se connaître, c'est renoncer au couple
pour vivre ses fantasmes.
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