Petites gâteries offertes par amour, par plaisir ou pour se sentir plus proche
encore, cunnilingus et fellations sont aujourd'hui au menu de nombreuses
rencontres sexuelles. Environ 8 Français sur 10 ont goûté à ces plaisirs
gourmands.
Secrets Sexualité: Caresses buccales, relations buccogénitales, lécher,
sucer, embrasser le sexe : quel que soit le nom qu'on leur donne, le "sexe oral"
est dans le répertoire amoureux depuis la nuit des temps.
Pratiquées de tout temps, réprimées parfois
Secrets Sexualité: Le sexe oral
On trouve, dans le Kama Sutra, la mention de ces activités avec des conseils
précis pour la fellation. Quant au cunnilingus, il y est dit que les femmes en
raffolent : "Par passion pour cette sorte de plaisirs, des courtisanes quittent
des amants généreux et possédant de bonnes qualités pour s'attacher à des
esclaves ou à des cornacs".
Si au Moyen-âge de telles pratiques sont sévèrement réprimées par l'église,
aujourd'hui si l'on en croit les statistiques, ces préliminaires sont de plus en
plus prisées. En effet, dans les années 50, 5 femmes sur 10 avaient pratiqué des
fellations. En 1993, l'enquête sur la sexualité des français en dénombrait
environ 7 sur 10, quant au cunnilingus le chiffre est passé de 5 hommes l'ayant
pratiqué à 8 sur 10.
Secrets Sexualité: Monica et les autres.
Pour d'autres, échanger des caresses buccogénitales ne serait pas considéré
comme "avoir une relation sexuelle". C'est ce que laissent à penser les
résultats d'une récente étude1 réalisée auprès de 900 étudiants anglo-saxons.
Pour 66 % des jeunes britanniques, tout comme pour 59 % des américains,
pratiquer une fellation ou un cunnilingus n'est pas véritablement un acte
sexuel.
Secrets Sexualité: Des goûts et des couleurs…
Si la plupart des couples se laissent aller à la découverte du corps tout entier
de leur partenaire, tous n'en font pas pour autant leur quotidien. Pour environ
50 % des français2, ces jeux de l'amour restent l'apanage des grands jours. Pour
d'autres, moins nombreux (environ 30 %), ils font partie des préliminaires à
chaque rencontre sexuelle.
Il reste donc environ 20 % des hommes et femmes qui ne pratiquent pas. Pourquoi
? Certains trouvent ces caresses avilissantes. Ils ont le sentiment que celui
qui caresse le sexe de l'autre avec sa langue devient soumis à son partenaire.
La proximité des voies d'excrétion et le contact avec les sécrétions sexuelles,
leurs odeurs, en rebutent d'autres. Ce phénomène est mieux connu chez les
femmes, certaines refusant systématiquement de prendre le sexe de leur
partenaire dans la bouche. Parfois elles n'osent avouer qu'elles refusent de
pratiquer la fellation par crainte d'être surprise par l'éjaculation. Pourtant
un homme peut comprendre ce refus de recevoir le sperme dans la bouche, il ne
s'en formalisera pas. Il appréciera une fellation et indiquera à sa partenaire
la venue de l'éjaculation. Il suffit d'en parler !
Pour certains hommes, le cunnilingus est aussi un calvaire, mais souvent ils
n'en disent rien… et s'exécutent pour plaire !